Bonjour Christine Tasin,
Je me décide enfin à vous écrire ce message. Et oui, je suis plutôt timide et loin d’être habitué à me dévoiler.
Il y a 10 mois, j’ai découvert votre site et celui de Riposte Laïque. Depuis, je ne m’informe plus que par vous et d’autres sites patriotes et de
réinformations.
Néanmoins « Résistance Républicaine » reste celui pour lequel j’ai toujours hâte de lire un voire plusieurs articles. Tellement vos récits sont criants de
vérité ; quand je vous lis, je vous imagine devant votre bureau, les mains sur le clavier, alternant une dactylo frénétique quand vous savez que les mots tellement percutants vont fédérer vos
lecteurs et à l’inverse quand vous cherchez la meilleure tournure de phrase, le meilleur argument, l’exemple le plus visuel qui feront que votre analyse sera implacable.
A chaque article, je clique sur « en savoir plus » directement et ainsi pouvoir consulter les commentaires
et les réactions à vos écrits.
Cela fait plaisir de lire des commentaires de personnes heureuses de voir qu’elles ne sont pas devenues folles et que d’autres voient la même chose et qu’en plus
ose l’écrire.
Il y a aussi les articles de Philippe qui me passionnent. Bien que je ne sois ni routier ni adopté, bref que nous soyons sur le plan social totalement différents,
il est fou que tout ce qu’il ait dit, eh bien je l’ai vécu et/ou ressenti. Et pourtant, j’ai 7 ans de différence d’âge avec lui.
Voilà c’est çà que j’aime dans votre lectorat de Résistance Républicaine, c’est que nous sommes tous différents (en âge, en situation professionnelle, familiale…)
mais force est de constater que nous vivons ou plutôt subissons la même vie imposée pour je ne sais quelle raison par une « poignée
d’individus » comme dirait un certain Montebourg. Mais là pour le coup, il s’agit bien d’une poignée qu’il nous faut débusquer et éradiquer par tous les moyens.
J’ai 32 ans. Je suis né quelques mois avant l’élection de celui qui allait devenir pour les médias(terme qui n’existait pas
encore même sous l’ère de Chirac, de mémoire) « Tonton ». Autant vous dire, que je m’en serais bien passé d’un tonton comme ça.
Vous vous rendez compte qu’à cause d’un type comme ça, il a mis dans la tête du gamin que j’étais, que jamais, mais alors jamais je ne voterais pour la GÔÔÔCHE. A
ceux qui me rétorquent, « ouais c’est à cause de tes parents ! ». Je leur donne illico mes deux arguments :
Ø
Mon grand-père est mort car il a été transfusé par du sang contaminé. Merci Fabius.
Ø
Dès l’âge de 9 ans, j’ai été agressé par ce qu’on n’appelait pas encore de la racaille et surtout il ne fallait pas dire des Arabes. Ils se sont mis à 15 pour me voler mon walkman que ma mère
venait de m’offrir. Personne dans la rue n’a réagi, alors que je pleurais et criais de toutes mes forces « au voleur ». J’ai été au
commissariat avec ma mère qui me disait de faire attention dans mes propos (on ne disait pas encore « ne stigmatisons pas » ou encore « pas
d’amalgame »). Le policier fit une ma main courante, pas une plainte car il me dit (je suis un petit garçon de 9 ans), « ca ne sert à rien,
on ne le retrouvera jamais, ne t’inquiète pas , ta maman t’achètera un nouveau walkman ».
A 9 ans, je ne supportais déjà plus de voir ni Fabius ni ce Nasser que je croisais tous les jours, mais qui avait déjà toute impunité dans le quartier.
Voilà pour ces deux arguments. Généralement, on me laisse tranquille ensuite mais je sens bien qu’ils ne retiennent que dans leur cervelle de moineau que je ne suis
qu’un sale extrémiste.
Voilà, je pense pouvoir dire que la génération Mitterand est la première génération d’enfants à avoir subi le pire sans pouvoir dire, dénoncer, simplement bon à
subir et souffrir.
En fin d’école primaire, avec recul je me rends compte que déjà SOS RACISME, le MRAP et autres ligues ANTI BLANC, avaient investi les salles de classes. En fin
d’école primaire donc, pour la traditionnelle fête de fin d’année, les 26 élèves devaient écrire chacun un message de tolérance contre le racisme. La phrase de mémoire devait être « Nous
sommes contre le racisme ». La maîtresse attribue à Alexandre la lettre « N », à Paul la lettre « O », à Frédéric la lettre « U » et ainsi de suite. Et là,
c’est le drame. Une élève lève le doigt, et dit naïvement « Madame, M (c’était moi), n’a pas de lettre sur laquelle écrire ». J’étais gêné, je savais que cet oubli était intentionnel,
la maîtresse espérait que personne ne le remarque ou bien, peut-être aussi de me tester pour savoir si je mériterais estime de sa part en levant mon doigt et dire « et moi, madame ». Et
là sèchement elle dit « et bien ce sera le point d’exclamation ! En 2013, je dois dire madame la maîtresse que finalement cela me correspond bien, moi qui aime la justice et le respect,
le point d’exclamation me va très bien à ce que je pense de vous à savoir une tête sous la lame de la guillotine.
Poursuivons ma démonstration que notre fameux Tonton a fait beaucoup de mal à cette génération dont je fais partie et que je crois sincèrement que nous avons servi
de cobaye comme de vulgaires rats de laboratoires.
Après une expérience catastrophique sur le plan psychologique en école élémentaire, je suis arrivé au collège. La 6e a été horrible. A tel point que
l’administration a préféré me faire redoubler pour que je ne sois pas dans la même classe que ceux qui me rendaient dans cet état.
Un jour, je m’en souviendrai très longtemps, c’est gravé dans ma mémoire, enfin beaucoup de choses choquantes me sont restées gravées. Bien malgré moi. Je les avais
enfouies suite à une TS à 17 ans mais là depuis 2012 tout est remonté d’un coup à la surface. La France Orange Mécanique, je la vis depuis mon plus jeune âge et pourtant je n’habite pas dans une
cité du 93.
Alors qu’est-ce donc ? Pour cela, revenons à ce jour dont je vous parle. J’ai 11 ans (1991), je suis dans le bureau de la principale du collège avec son
adjointe et la CPE. La principale me dit « ca ne peut plus durer, il faut trouver une solution, deviens plus fort, bla bla bla… ». Je
prends une grande respiration et je lâche« Vous savez il n’y a pas que du racisme envers les noirs et arabes, il y a aussi du racisme anti
blanc ». Que voulez-vous, je n’avais pas encore conscience que l’éducation nationale était un repère gauchiste et n’appartenait qu’à eux seuls. Bref, je crois que je m’en suis
sorti avec première punition (des lignes à copier) et une visite chez le psy. De mémoire, en voyant le regard de la CPE, je pense avoir compris «Aie aie
aie mais lucide et courageux » mais bon elle n’a pas eu le courage, elle, de me suivre dans ma thèse. Mais je ne lui en veux pas. Elle hurlait sur les vrais parasites, elle était
juste mais sa corporation l’empêchait de pointer du doigt les vrais problèmes. Pour l’anecdote, elle m’a amnistié des 100 lignes mais elle n’a pas pu s’interposer à la visite chez le
psy. Parfois, je me demande ce qu’elle est devenue. Quand je vois ce qui se passe maintenant dans les écoles, j’ai peur d’apprendre qu’elle ait été plantée, comme ils disent.
A 11 ans, ma première dépression nerveuse youhou !
Ensuite les années lycée, on ne parlait pas d’idéologie encore à mon époque, c’était en 1997, le service militaire est supprimé par Chirac et rebonjour la gauche.
Entre 1997 et 2002, j’ai appris de nouveaux mots, la FIDELE (syndicats étudiants), Aubry et ses 35 heures, la France Black Blanc Beur Mondial 98 oblige, obligé d’aimer ZIZOU, l’Ecu (qui deviendra
Euro)…
Ces années lycées ont été très violentes pour celles et ceux qui n’étaient pas à gauche. Je me souviens de l’année 1998 où il fallait à tout prix manifester contre
Allègre qui avait osé l’infâme ! Traiter les profs de Mamouth !! Ouh Allègre. Ba oui forcément mais il y a une explication à cela. Savez vous, que ma génération, chaque année on avait
droit à une énième réforme. Hachette a dû se faire de super bénéfices à éditer de nouveaux manuels scolaires chaque année différents de l’année précédente. Pour l’Histoire, je connais par cœur la
Préhistoire suivie de la prise de la Bastille en 1789 suivie de la guerre de 14-18 et de l’histoire de l’URSS. Et c’est tout !
Mais heureusement il n’avait pas eu l’audace de nous apprendre l’Islam.
Dès 1998, j’ai commencé à travailler car persuadé que je me sentirais mieux dans le monde du travail que dans celui de l’école. 1ère année de travail,
j’ai testé ce que les médias ont appelé quelques années plus tard le harcèlement moral.
En 2002, j’ai été choqué par cette campagne de pince à linge, de pédiluve… ce matraquage par mail, sms, télé, radio appelant à voter Chirac.
En bref, entre 1990 et 2012, je pense avoir dénombré une bonne dizaine d’agressions contre moi parce que j’étais blanc, parce qu’on a tenté de me voler mon
téléphone portable quand je téléphonais dans la rue (ca fait au moins 3 ans, que je ne réponds plus à mon portable dans le métro ou dans la rue), parce qu’on veut me taxer des cigarettes (je ne
fume plus que chez moi, alors qu’avant j’aimais bien fumer de chez moi au métro, mais maintenant ca serait coûteux car 5 clopes données à des inconnus chaque jour ca devient lourd et suicidaire
car si on dit « non » on s’expose à la violence) et à chaque fois, cela n’a jamais été un blanc !
Le lendemain de l’élection de Hollande, j’ai donné ma démission. Pourquoi ? Parce que je travaillais pour la télévision. Je ne supportais plus ses mensonges.
Je me suis dit « ah non pas la gauche au pouvoir ». De toute façon, j’ai su qu’il était prévu que je serais viré à cause de mes
positions politiques. Pourtant jamais clairement exprimées dans le cadre de mon travail. Mais a priori les gauchistes ont un détecteur de gens à droite. Le nombre de fois que j’ai eu droit à
« toi, tu es juif » (et non perdu), « toi, tu es à droite » ou des « ba lui, il est extrême droite » alors que je vous assure, je ne parlais jamais de politique ou quand je devais en parler dans le cadre de mon
travail, je m’efforçais de rester neutre et objectif.
Je vous écris aujourd’hui Christine Tasin car j’ai été choqué de l’omerta faite de la manif du 10 novembre 2012, des ennuis judiciaires causées par ces fachos à
Pierre Cassen et du déni de la révolte populaire de ce 24 mars 2013.
Aujourd’hui, si je travaillais encore à la télévision, je dirai à mes collègues, tu te dis à gauche alors tu es un facho car Hitler était un socialiste (et ca,
jamais un prof d’école de la ripoublique ne vous le dira) et que Valls gaze !
En 2012, c’était l’inversion totale des valeurs mais j’ai bien l’impression que finalement ca se retourne contre ceux qui nous embêtent avec leur bienpensance
depuis 40 ans !
Je suis heureux d’avoir quitté cette télécratie. De ne pas me sentir coupable, de pouvoir me regarder en face chaque matin, en ne m’étant pas rendu complice de ces
gens qui vont quoiqu’ils en disent contre la nature, contre la morale…
Voilà, par mon témoignage, je voulais vous confirmer que tout ce que vous dénoncez avec courage, persévérance… existe depuis bien avant le 6 mai 2012 mais cela
s’est amplifié car les racailles se sentent, à juste titre (pourquoi se priver d’un tel laxisme ?), tout permis. Mais en face, les gens ordinaires comme moi, comme Philippe, comme Nini et
tous celles et ceux qui vous lisent, on vous remercie, on vous admire, on vous encourage à continuer, vous nous donnez le courage aussi d’enfin ouvrir notre gueule. La preuve, c’est grâce à vous
aussi qu’il y a 2 fois plus d’un million à la manif pour tous. Je suis persuadé que tous les combats vont se rejoindre. En juin, quand j’ai vu les faits divers tels que des fusillades mortelles
dans les discothèques de Lille, ces deux femmes Gendarmes tuées… Je me suis dit la Gauche au pouvoir en 2012 c’est un mal pour un bien. Montrer au peuple que nos politiques se sont grillés. C’est
grâce à leurs erreurs que nous gagnerons et que les vérités éclateront.
Enfin, quand je vous lis, vous réussissez chaque fois à rassembler tout le monde quelle que soit son opinion politique, quelle que soit sa foi…
Conscient de cette problématique, j’ai cherché un moyen de sensibiliser autour de moi sans être taxé de raciste, de nauséabond… Alors j’espère trouver le symbole le
plus neutre mais le plus frissonnant (cela me fait ça en entendant la Marseillaise) :
Je suis bleu comme la mer et le ciel de la France
Je suis blanc comme les pages du livre qui témoigne de mon Histoire
Je suis rouge comme la colère qui me gagne quand on me menace
Je suis le Drapeau de la France.
C’est simplet, je vous l’accorde mais c’est un brouillon, je vous laisse développer l’idée avec votre talent de manier les mots.
Merci pour tout ce que vous faites.
Florian Sébastien
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