Videos


1) Mosquée de Rochefort 
http://www.youtube.com/watch ?v=J-IWTm8ml70

2) Interview pour Riposte Laïque
Première partie :
http://www.youtube.com/watch?v=KDRgU1KF-p4
Deuxième partie :
http://www.youtube.com/watch?v=yR5xWu_nZ9I

3) La Journée de la jupe
http://www.youtube.com/watch?v=vh6R3hDbdrA

4) C'est quoi être Français ?
http://www.youtube.com/watch?v=Q1XYYIHsR_0

5) Vous saurez tout, tout, tout,
sur le zizi
http://www.youtube.com/watch?v=VPSNO_s4lCc

6) Obama, monsieur "de quoi je me
mêle"
http://www.youtube.com/watch?v=MwWykOiZUUM

7) Qui a mandaté Royal pour demander
pardon au nom du peuple français ?
http://www.youtube.com/watch?v=POX0GUlROtU

8) Et si l'islam était en partie
responsable de la colonisation ?
http://www.youtube.com/watch?v=EUU_6BihCZ0

9) La grenouille française est-elle cuite,
archi-cuite ?
http://www.youtube.com/watch?v=f74ScL8IC4M

10) Mosquée de Cologne, mosquées
de France... ne laissons pas la seule
extrême droite s'y opposer
http://www.youtube.com/watch?v=-GA0ApiHZZ8

11) Responsabilité de Bruxelles
dans le prix du lait
http://www.youtube.com/watch?v=_CrArXe8a_U

12) Pourquoi nous haïssent-ils ?
http://www.youtube.com/watch?v=9Hn_-gRpPKw

13) Ça suffit, messieurs les pédagos
fous, laissez-nous travailler
http://www.youtube.com/watch?v=LAunYxbeHTo

14) Au lendemain du triomphe de
l'islamo-fasciste Ahmanidejad
http://www.youtube.com/watch?v=qenfmR1WNqc


15) Une collaboratrice de Riposte Laïque
agressée en plein cours

http://www.youtube.com/watch?v=aN1oAt2gj-Y

16 ) Caroline Fourest contre les 58
 députés qui veulent interdire la burka.

http://www.youtube.com/watch?v=n4NlAGPC274




Ils ont dit


 Le projet de marché commun tel qu’il nous est présenté est basé sur le libéralisme classique du XXème siècle selon lequel la concurrence pure et simple règle tous les problèmes. L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit elle recourt à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit à la délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle au nom de la technique exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement une politique au sens le plus large du mot nationale et internationale.
     
Pierre Mendès France. Disours prononcé à l'Assemblée Nationale, le 18 janvier 1957


     
On dirait que les souverains de notre temps ne cherchent qu'à faire avec les hommes des choses grandes. Je voudrais qu'ils songeassent un peu plus à faire de grands hommes ; qu'ils attachassent moins de prix à l'oeuvre et plus à l'ouvrier, et qu'ils se souvinssent sans cesse qu'une nation ne peut rester lontemps forte quand chaque homme y est individuellement faible, et qu'on n'a pas encore trouvé de formes sociales ni de combinaisons politiques qui puissent faire un peuple énergique en le composant de citoyens pusillanimes et mous.

    A. de Tocqueville. De la Démocratie en Amérique.

 

     Je proposerai, en 1986, un projet de loi européenne sur la libération des mouvements de capitaux.

   J. Delors. Mémoires.      

 

     C'est de la libération des mouvements de capitaux que date le déséquilibre désormais écrasant, en Europe, entre le travail et la capital ; celui-ci peut désormais circuler à la vitesse de la lumière ; celui-là reste prisonnier du local. Les capitaux, à l'affût de taux de rentabilité toujours plus élevés, vont peu à peu dicter leur loi. C'est dans ce choix initial que s'enracine le vaste déménagement des industries traditionnelles des pays à hauts salaires vers les pays à bas coûts, auquel nous assistons aujourd'hui. Bien sûr, d'autres choix y contribuent : d'abord la poursuite du désarmenent tarifaire et contingentaire, ensuite l'entrée de la Chine dans l'OMC, sans qu'ait été négociée en parallèle ni clause environnementale ni clause sociale, enfin, surtout, l'imposition à l'économie européenne d'un carcan déflationniste à travers la négociation des règles de la monnaie unique. 

   Jean-Pierre Chevènement. La Faute de M. Monnet.

 

Mardi 20 octobre 2009
D'abord les bons côtés, on a échappé (pour le moment, les propositions faites par Nicolas Sarkozy le 14 octobre vont sans doute encore évoluer, sous les coups des lobbies pédagogistes, de certains syndicats ou de fédérations de parents d'élèves...) au lycée à la carte qui avait été un temps envisagé, avec des modules de "découverte" pour une grande partie des disciplines, ce qui aurait eu pour conséquences la perte d'une année d'études "sérieuses" dans ces disciplines et une marche encore plus difficile à franchir pour suivre les études après le bac. Certains pédagos fous préconisaient même de mélanger élèves de filère générale et de filières professionnelles, sans prendre en compte les parcours et les objectifs différents des formations... rêvant, malgré l'échec patent et indubitable du collège unique, d'un lycée unique !  

Néanmoins, les annonces ne laissent pas d'être inquiétantes : pas de nouveauté, pas de décision permettant à ces 80000 bacheliers qui quittent le supérieur sans diplôme d'être capables de suivre, leur bac en poche.

On attendait des mesures capables de refaire du lycée un lieu de travail, un lieu où on serait obligé de donner le meilleur de soi pour obtenir, certes, le baccalauréat, mais où l'on aurait, surtout, acquis de telles habitudes et techniques de travail que l'on serait capable de s'adapter aux exigences des établissements post-bac. Il aurait fallu remettre la barre de passage de collège en lycée un peu plus haut, pour, tout simplement, ne pas laisser croire à tout un chacun qu'il est possible de réussir sans travailler. Et ce sont quelques milliers d'élèves qui, au lieu de perdre leur temps (et l'argent du contribuable) sur les bancs du lycée ne seraient pas venus grossir les rangs de ces 80000 étudiants incapables d'obtenir le moindre diplôme supérieur.
Et qu'on ne vienne pas me chanter le refrain des inégalités sociales. Oui, le pourcentage de fils d'ouvriers dans les classes posbac  décroît.
Pourquoi ? Parce que le collège n'est pas assez exigeant, que l'on abaisse le niveau pour mettre tout le monde au niveau des plus en difficulté, qui n'en tirent pas grand chose (c'est un euphémisme) et qu'on abandonne donc les élèves moyens, qui, au lieu d'être tirés par le haut et vers le haut, pataugent et ne progressent pas. L'ascenseur républicain est mort. Mais ce n'est pas la faute de ceux qui ont la chance d'avoir "des parents qui" ou "des familles que". Qu'on se le dise !


Alors, on propose des cautères à appliquer sur une jambe de bois, à moyens constants.   Les élèves de seconde ont déjà des heures de module, d'aide au travail personnel en français et en maths (4 h en tout par semaine), et on veut ajouter, à tous les niveaux, deux heures de soutien pour aider les élèves à travailler ; c'est, en fait, une façon d'accompagner les lycéens non pas vers la réussite mais vers l'absence d'autonomie, habitués qu'ils seront à avoir en permanence une béquille,  et c'est, bien sûr, deux heures de cours de moins...

Quelle(s) discipline(s) va (vont) être touchées ????
Sur quoi rognera-t-on ??? Je crains le pire en cette société de l'utilité et de la rentabilité immédiate  ;   mère culture va sans doute encore perdre quelques rejetons !  Et le gouvernement ne prendra aucune décision, laissant les équipes de déchirer dans les établissements, jouant la carte des influences, des personnalités, de ceux qui crient plus fort que les autres... La culture commune, les programmes communs destinés à l'ensemble d'une génération risquent bien de voler en éclats. Au moment où la mode et de l'interdisciplinarité et de l'histoire de l'art touche l'école, de la maternelle au lycée, et oblige les enseignants de plusieurs disciplines à rogner une partie de leurs programmes déjà ambitieux pour cela, alors qu'il y a dans tous les collèges et lycée des enseignants d'arts plastiques qui pourraient faire cela très bien et de façon cohérente, on va encore réduire le temps disponible pour le reste...

Ensuite, la suppression du redoublement, remplacé par des stages magiques de 8 ou 15 jours en été, c'est merveilleux ! On ose parler, quand même,  de réorientation, même en cours d'année. Sans doute qu'un stage magique de deux semaines permettra de récupérer les cours de  trois mois... et tout cela va être extrèmement motivant pour les flemmards aimant le lycée parce qu'il leur permet d'être au chaud et de se faire des copains ! 

Et puis, la mode, encore, des stages en entreprise ! Obligatoires en troisième, ils permettent aux élèves de découvrir une filière et de conforter ou infirmer une idée d'un métier. Si on les multiplie en lycée, c'est encore du temps d'enseignement en moins !!!! Comme si le problème était l'orientation... Le problème n'est pas tant de savoir comment ça se passe en entreprise que d'avoir les moyens d'obtenir les diplômes permettant d'aller en entreprise... Et l'on va demander aux professeurs de faire des stages en entreprise, pour qu'ils puissent orienter en connaissance de cause !!! La preuve par neuf qu'un enseignant n'est plus un dispensateur de savoir mais un technicien éducateur/orientateur. Que de temps perdu, que de gâchis !!!!

C'est ainsi que l'on voit de plus en plus le temps d'apprentissage se réduire comme peau de chagrin, entre les opérations de découverte des entreprises, celles de découverte des écrits ou des films contemporains (parfois calamiteux, alors que les élèves ne connaissent pas les classiques, si nécessaires et si formateurs), le temps consacré à aider à apprendre, celui consacré à  découvrir le monde du travail (qu'ils auront toute leur vie pour découvrir, alors qu'Internet permet de connaître beaucoup de choses pour s'orienter) .... 

Heureusement, il reste des lycéens bosseurs, avides de savoir, avides de comprendre, avides de culture. J'en ai rencontré. J'en rencontre tous les jours. Mais il va leur falloir de plus en plus de vertu pour résister au milieu des incitations à faire le strict minimum, quand il ne s'agit pas de payer les copains glandeurs pour, simplement, qu'ils ne soient pas absents... Drôle d'égalité républicaine. Drôle de façon de former les élites dont nous avons besoin...   
Par Christine Tasin - Publié dans : EDUCATION
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Présentation

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un Blog

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus