On dirait que les souverains de notre temps ne cherchent qu'à faire avec les hommes des choses grandes. Je voudrais qu'ils songeassent un peu plus à faire de grands hommes ; qu'ils
attachassent moins de prix à l'oeuvre et plus à l'ouvrier, et qu'ils se souvinssent sans cesse qu'une nation ne peut rester lontemps forte quand chaque homme y est individuellement faible, et
qu'on n'a pas encore trouvé de formes sociales ni de combinaisons politiques qui puissent faire un peuple énergique en le composant de citoyens pusillanimes et mous.
A. de Tocqueville. De la Démocratie en Amérique.
Je proposerai, en 1986, un projet de loi européenne sur la libération des mouvements de capitaux.
J. Delors. Mémoires.
C'est de la libération des mouvements de capitaux que date le déséquilibre désormais écrasant, en Europe, entre le travail et la capital ; celui-ci peut désormais circuler à la vitesse de la lumière ; celui-là reste prisonnier du local. Les capitaux, à l'affût de taux de rentabilité toujours plus élevés, vont peu à peu dicter leur loi. C'est dans ce choix initial que s'enracine le vaste déménagement des industries traditionnelles des pays à hauts salaires vers les pays à bas coûts, auquel nous assistons aujourd'hui. Bien sûr, d'autres choix y contribuent : d'abord la poursuite du désarmenent tarifaire et contingentaire, ensuite l'entrée de la Chine dans l'OMC, sans qu'ait été négociée en parallèle ni clause environnementale ni clause sociale, enfin, surtout, l'imposition à l'économie européenne d'un carcan déflationniste à travers la négociation des règles de la monnaie unique.
Jean-Pierre Chevènement. La Faute de M. Monnet.
Chers amis lecteurs, un certain nombre d'entre vous ont lu avec effarement le premier commentaire (tous ceux qu'il a
laissés aujour'hui sur mon blog, d'ailleurs, sont édifiants...) de Ezzedine EL Kassem sur mon billet d'hier ; ce commentaire se terminant par une menace de mort.
Merci à tous ceux qui sont intervenus sur le blog ou par courriel pour me dire et leur soutien et que je ne pouvais pas laisser passer ça.
Telle n'est pas, effectivement, mon intention. D'abord, afin de nous éviter une prose puant la haine, les commentaires de ce blog seront dorénavant modérés.
Ensuite, je viens de porter plainte pour menace de mort et je continuerai de dire ce que je pense sur ce blog et ailleurs, sans censure. Je ne me laisserai pas intimider par tous ceux qui veulent
supprimer la liberté de pensée, la liberté d'expression et mettre en cause les valeurs républicaines et l'universalisme des Lumières.
Non, messieurs les censeurs, non messieurs les assassins, nous ne nous tairons pas.
Je ne salue pas, au passage, tous ceux qui, à gauche comme à droite, dans les associations prétendument "droitdel'hommistes" largement subventionnées ou dans des officines payées par le
contribuable comme La Halde, par leur attitude et leurs encouragements, ont fait en sorte que cela soit possible. Tous ceux qui, depuis des années, par opportunisme politique, par idéologie
libertaire et revancharde ont donné droit de cité aux islamistes. Tous ceux qui, lorsqu'un Redeker ou un Sifaoui ont reçu des menaces leur ont mis la tête sous l'eau au lieu de se
solidariser avec eux, se réjouissant presque qu'ils soient obligés de vivre cachés au motif que "ce serait bien fait pour eux". Leur crime ? Dire que certains versets du Coran ne sont pas
compatibles avec la loi française et la Déclaration des droits de l'homme (et de la femme !!!). Honte à vous, qui ne vous êtes pas mobilisés pour imposer le silence aux fauteurs de haine qui
les obligent à vivre cachés.
Enfin, qu'attendons-nous, tous, la majorité silencieuse, nous qui pouvons écrire, parler, agir, nous qui pourrions, quand nous sommes un certain nombre dans la rue ou dans une manifestation, dire
non aux slogans communautaristes ou haineux ? Nous sommes encore les plus nombreux, nous devons, en toute solidarité, ne plus nous laisser marcher sur les pieds. Nous devons imposer aux
polititiques la prise en compte de nos exigences. Nous sommes en France, nous avons un passé, une histoire, des révolutions, ne trahissons pas tous ceux qui nous ont précédés et qui ont
permis de faire de notre pays une nation symbole de la liberté.
Entrons en résistance !
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